Les pilotes et les exploits

André Japy: L’homme des raids

  • Juillet 1936: Paris – Alger A/R en 10h45 mn
  • Août 1936: Paris-Moscou; Aller en 16h5 mn avec escales, Retour en 9h50 mn sans escale
  • Novembre 1936: Tentative Paris-Tokyo en moins de 100h. Il parcourt près de 15 000 km en 75h, mais échoue à moins de 1000 km de Tokyo, sur l’Île sud de Fukuoka.
En savoir plus sur André Japy

Saint-Exupéry: Destins brisés

Antoine de Saint Exupéry posséda deux Simoun qui connurent des fins malheureuses. Pour l’un au milieu du désert Egyptien où Saint Exupéry y rencontra un « Petit Prince », pour l’autre en bout de piste à Guatemala City.

Un deuxième crash dont l’auteur et son mécanicien André Prévot sortirent terriblement meurtris.

Maryse Bastié: L’Atlantique en solitaire

1936, Maryse Bastié traverse l’Atlantique Sud depuis Dakar, seule à bord d’un Simoun de 220 chevaux.

L’année suivante, elle entreprend une tournée de démonstrations de l’appareil sur l’ensemble de l’Amérique du Sud.

Maryse Hilsz: Soif de records

1937, Maryse Hilsz tente vers Bassora en Irak, le record féminin de distance détenu par Amelia Earhart. Les vents contraires l’obligent à abandonner et se dirige alors vers Saigon.

Elle parcourt 10.500 km en 92 h 30 et bat le record d’André Japy.  L’année suivante, elle relie, d’un seul coup d’aile, Istres à Port-Etienne (Mauritanie), soit 3.230 km non-stop!

Doret & Micheletti: Paris-Tokyo

1937, Marcel Doret et Jérome Micheletti tentent par deux fois le raid Paris-Tokyo en moins de cent heures.

La première fois, ils doivent s’arrêter dans la baie d’Halong (Hanoi), la seconde fois, sur un autre appareil, ils se perdent et doivent se poser sur la plage d’une île japonaise à 500 km du but : Tokyo.

Libert & Denis: Paris-Tokyo

1937, Georges libert et Gilbert Denis se lancent sur le raid Paris-Tokyo en moins de cent heures.

La première partie du Raid est menée tambour battant Paris, Athenes, Bagdad, Karachi, Allahabad, Akyab en moins de 50 heures mais une météo capricieuse les force à faire demi tour et à faire un atterrissage de fortune sur une plage du Mékong au Laos.

Genin & Robert: Paris-Tananarive

Le 21 décembre 1935, après 8 665 kilomètres et 57 heures 36 minutes de vol, Gaston Genin et André Robert parviennent à relier Paris à Tananarive (Madagascar) à bord de leur Caudron C.632 Simoun, immatriculé F-ANXA et baptisé GODY-RADIO.

Modifié en monoplace, l’appareil sera ensuite utilisé par André Japy pour une tentative de record de vitesse entre Paris et Tokyo en novembre 1936.

LES AUTRES EXPLOITS RECONNUS

L’un des exploits les plus célèbres est celui de l’école de pilotage de Royan.

  Le 17 juin 1940, refusant l’armistice de Vichy, le capitaine Soufflet seul dans un premier simoun, le capitaine Gaillet et le lieutenant Moizan dans un second et le lieutenant Ezanno et sous-lieutenant Préciosi dans un troisième, prennent la direction et se pose en Angleterre. Le sergent Colin, quant à lui, rate son décollage et passe un C-635 sur le dos.
Le lendemain, 3 mécanos, Pierre Bideau, Marcel Bausardeau et Michel René Roche décident d’un commun accord de prendre le large sur le dernier Simoun restant au fond de l’atelier et en mauvais état. Aucun n’était pilote ce qui compliquait sérieusement leur projet. Au grand étonnement, ils décollent tant bien que mal du terrain de Médis, ils doivent atterrir dans un champ trop court près de Laxford. Légèrement blessés, les trois évadés sont saufs mais l’avion est gravement endommagé. 

D’autres réfractaires à l’armistice décollent pour rejoindre des zones libres. 

Le sergent-chef Dreyfus parti de Pau en direction du Maroc doit se poser à Ovar, l’avion est bloqué au Portugal. C’est l’avion du Musée de l’Air du Bourget.
Le caporal Well s’échappe ainsi de Fez avec les caporaux-chefs pilotes Jacques Despessailles et Jacques Lemaitre.
Le sous-lieutenant Jean Offenberg, pilote de chasse belge, convoie de Montpellier en Algérie le C.635 M T-517. De là il rejoint Gibraltar.
L’aspirant Fayolle et le sous-lieutenant Stourm mènent un C-635 M d’Oran à Gibraltar, 
Les adjudants-chefs Cornez et les sergents Nicolesco et Portalis venant de Damas se posent à Ismaïlia
Le 6 août, quatre Simoun sont convoyés à St Athan (Pays de Galles) où ils équipent l’École Franco Belge.
Le 21 janvier, le sous-lieutenant Joseph Maitre, l’aspirant Daffos et le sergent Rey tentent de décoller de Meknès avec le Simoun du colonel commandant la base, le moteur Renault cale sur la piste. Ils sont arrétés.